Nos filières : La maca, plante ancestrale

La maca : une plante ancestrale aux propriétés exceptionnelles

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Racines de Maca ©SALDAC

1- La maca, une plante des hauts plateaux

La maca (Lepidium meyenni Walp) est un tubercule des hauts plateaux andins (Pérou et Bolivie), dont la culture ancestrale remonte aux temps des premiers Incas. Sa grande teneur en protéines, vitamines et minéraux en a toujours fait un produit indispensable pour un régime alimentaire adéquate et équilibré.

La maca compense actuellement les carences alimentaires des populations vivant sur les hauts plateaux, où les dures conditions climatiques empêchent le développement de cultures diversifiées. A haute altitude (de 4 000 à 4 800 m), seul résiste la maca aux gelées d’été.

Elle constitue une nourriture de substitution au lait et à la viande, car la pauvreté des communautés paysannes ne permet pas la consommation de tels produits en quantité suffisante.

Elle est consommée sous différentes formes : en farine (dans la soupe et les boissons chaudes, pour la fabrication de pain et galette), en confiture, en jus épais, en nectar, en liqueur, en glace, bouillie comme la pomme de terre… La maca donne une alimentation riche et complète pour affronter les dures conditions de vie des hauts plateaux andins.

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Champ de maca (Plants) ©SALDAC

2- De très nombreuses propriétés

La maca, en plus d’être nutritive, énergétique et fortifiante, possède aussi la qualité de régulateur organique hormonal.
Elle possède de nombreuses propriétés : protéines (qualité nutritive), fibres (fonction intestinale et diminution des risques de cancer du gros intestin), acides gras (fongicide et antiseptique), alcaloïdes (la macaïne, stimulatrice des hormones régulatrices du système reproductif des 2 sexes), oligo-éléments (magnésium, potassium, fer, sodium, manganèse, cuivre, étain, aluminium, zinc), bismuth, vitamines B1, B2, etc.
Sa consommation est recommandée dans les cas suivants :

  • pour les enfants : elle permet le développement harmonieux des organes et du corps en général, attribuant une grande résistance aux maladies. Facilite le développement cérébral.
  • pour les étudiants : elle procure une bonne santé, et sa grande teneur en phosphore permet d’éviter la fatigue mentale. Très bon pour la mémoire.
  • pour les femmes : enceintes ou ayant accouché récemment, la MACA permet la récupération définitive de la fatigue éprouvée. Grâce à sa fonction de grand régulateur hormonal, elle évite aussi les inconvénients liés à la ménopause.
  • pour les hommes : très riche en vitamine B, la MACA, permet une grande activité cérébrale, restitue et augmente la virilité des personnes dont l’activité sexuelle est permanente.
  • pour les personnes âgées : la consommation régulière de MACA (instamaca et farine de maca) permet une meilleure vitalité et un équilibre harmonieux de l’organisme, faisant disparaître les tremblements et réduisant les affaiblissements cardiaques.
  • pour les post opérés : récupération rapide de la santé physique et de l’état d’esprit.
  • et pour les sportifs : sa consommation régulière permet l’amélioration des performances.

La maca est un produit naturel qui ne contient pas de contre-indication, et qui ne perturbe pas le bon fonctionnement de l’organisme. Au contraire, très riche en protéines, en vitamines et en minéraux, elle permet le développement harmonieux du corps humain.

Ce complément alimentaire est 100 % naturel, sans conservateur, ni colorant, ni autre additif. Notre maca est certifiée biologique.

3- Composition de la farine de maca « Poderoso »

La farine de maca « Poderoso » contient les éléments suivants (pour 100 g) :

  • Protéines : 15,75 g
  • Glucides : 49 g
  • Fibres : 22 g
  • Graisses : 0,80 g
  • Humidité : 6 g
  • Calories : 310 K
  • Vitamines :
    • B1 : 1,20 mg
    • B2 : 1,41 mg
    • B6 : 1,14 mg
    • B12 : 1,30 mg
    • PP : 5,65 mg
    • C : 3,10 mg
  • Minéraux
    • Calcium : 285 mg
    • Phosphore : 340 mg
    • Fer : 18,8 mg
    • Potassium : 1,9 mg
    • Sodium : 26,6 mg
    • Magnésium : 96 mg

4- Comment consommer notre Maca biologique « Poderoso »

Vous pouvez consommer notre maca de différentes manières, à raison d’une cuillère à café par jour et par personne adulte, de préférence le matin à l’heure du petit déjeuner ou avant le repas de midi. Réduire la dose de moitié pour les enfants.

Il est possible de la mélanger dans tous types de boissons, environ un verre de contenant : du lait animal ou végétal (lait de riz, d’amande, de soja…), dans des jus de fruits, dans le café, le thé, la soupe… Mélangez d’abord avec peu de liquide pour faire une sorte de pâte, puis bien remuer en ajoutant le liquide pour dissoudre le mélange.
On peut aussi mélanger la maca dans les yaourts, le fromage blanc, les compotes de fruits, les céréales, les salades composées.
Vous pouvez également faire des gâteaux, pâte à quiche et autres biscuit, en mélangeant la maca avec d’autres farines, de 10 à 20 % maximum car c’est une farine lourde et compacte.

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Producteurs des hauts plateaux de Junin

Une micro entreprise familiale

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Champ de Maca dans les hauts-plateaux péruviens ©SALDAC
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SALDAC se fournit auprès de la micro entreprise familiale PROMACA à Huancayo, qui travaille avec plusieurs groupes de petits producteurs de maca sur les hauts plateaux centraux (plateaux de Junin), dans une optique de commerce équitable et de développement durable. PROMACA fournit une assistance technique pour améliorer la qualité et les rendements de la maca, dans le respect de l’environnement, en utilisant des méthodes de culture naturelles. L’entreprise achète la récolte à un prix supérieur de 30 à 50 % au cours local, élabore différents produits, générant ainsi de la valeur ajoutée, qui permet donc de payer un prix correct aux producteurs.

Elle s’occupe ensuite de faire la promotion des bienfaits et des vertus de ce produit et cherche des débouchés sur le marché local et national, mais aussi à l’extérieur.
Cela permet aux producteurs d’accéder à un meilleur revenu, d’améliorer leurs conditions de vie et d’instaurer un développement durable au sein des communautés.

Aujourd’hui, Promaca est en contact avec trois groupes d’une vingtaine de producteurs chacun dans trois communautés : Junin, Ninacaca et Yauyos. Chaque agriculteur possède de 1 à 2 hectares.

On laboure à l’aide de charrue pendant le mois de novembre. Il faut semer la maca en décembre au début de la saison des pluies pour récolter entre juin et juillet. Ils font passer les troupeaux de moutons pour enfoncer les graines, ce qui permet en même temps un apport d’engrais naturel.

Il faudra compter environ 1 à 2 mois pour obtenir un séchage complet, la première semaine dans les champs, pour procéder en même temps au nettoyage et au tri des tubercules. Mais ensuite le séchage final se fera à Huancayo sur les toits du local de Promaca, à 3200 m, car il y fait plus chaud et le séchage sera ainsi plus efficace.

Des problèmes de production

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Les différents produits à base de maca ©SALDAC

En 1999, le gouvernement péruvien, lança un projet de développement à grande échelle de la culture de la maca. Il réussit à convaincre plusieurs communautés du plateau de Bombón, de planter environ 1000 ha de maca (1500 ha dans tout le pays), s’engageant à acheter l’intégralité de la récolte par l’intermédiaire d’une multinationale en agro-alimentaire, la Quimica Suiza.

Mais à la fin de la récolte, aucun achat ne fut effectué par le gouvernement et la Quimica Suiza. Les habitants des hauts plateaux se retrouvèrent avec un énorme stock de maca sur les bras, sans pouvoir le vendre sur le marché local. L’offre étant alors beaucoup plus grande que la demande, les prix chutèrent de plus de la moitié.

Ce programme ayant été lancé tardivement, la maca fut récoltée en octobre 1999, au début de la saison des pluies. La moitié de la récolte fut perdue par pourrissement, en raison des difficultés de séchage. Une tragédie de plus pour les communautés andines.

Depuis 2000 la demande en maca a considérablement augmenté grâce à une grande consommation régionale mais l’offre a aussi explosé (6000 hectares semés en 2001), et les prix continuent de s’effondrer, mettant les paysans dans une situation difficile.

Entre 2001 et 2003, beaucoup de producteurs arrêtèrent peu à peu de planter de la maca, à cause des prix peu attractifs du marché, alors que la demande était en pleine explosion, notamment pour l’exportation.

Depuis 2004, la demande sur le marché est en constante augmentation, favorisant une amélioration des cours. Mais l’offre reste pour l’instant supérieure à la demande et la stabilité des prix n’est pas encore garantie.

Grâce au dur travail réalisé par l’entreprise Promaca depuis le début des années 80, toute une gamme de produits fabriqués à base de maca a vu le jour. Vendus localement, ils permettent à beaucoup de producteurs d’écouler leurs stocks de maca à un prix supérieur à ceux du marché local, par la création d’une valeur ajoutée. Liqueurs de maca, farine, bonbons et peut être bientôt maca soufflée, font le bonheur des habitants des hauts plateaux.

Le programme de culture biologique

Bien que cultivée de façon naturelle depuis le début du projet par l’entreprise Promaca, la culture de la maca commence à partir de fin 2007 un processus de certification biologique, essentiellement suite à la demande de la clientèle européenne.

Le projet se restructure autour de la communauté de Junin, sur le plateau du même nom, près du petit village de Ondores, où environ une dizaine d’hectares sont semés sur un terrain vierge de culture depuis plus de 60 ans, pour bénéficier plus vite de la mention biologique.

La parcelle est préparée au mois de novembre 2006, pour semer les graines qui profiteront ensuite de la saison des pluies qui débutent dès le mois de décembre.

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Récolte de la maca, juin 2007 ©SALDAC
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Nettoyage de la maca pour enlever la terre ©SALDAC
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Premier séchage sur les hauts plateaux ©SALDAC

La récolte a lieu à partir de juin ou juillet, cette année grâce à une bonne saison des pluies, la maca a mûri plus vite et la récolte a commencé début juin.
Il faut une petite pioche adaptée pour sortir le tubercule de la terre sans l’abîmer, qui pousse presque en surface. Une fois que la maca est mûre à point, la récolte doit se faire rapidement pour éviter que le tubercule se dessèche.

Il faudra ensuite la nettoyer pour enlever la terre et les impuretés du terrain. On utilise une sorte de filet en guise de tamis, et on remue fortement les lots de maca pour faire tomber la terre.

Une fois celle-ci débarrassée de la terre, on la stocke ensuite dans des grands sacs aérés pour la transporter sur son premier lieu de séchage sur les hauts plateaux.

Elle restera environ 10 jours à plus de 4 000 m pour le séchage de la partie extérieur de la plante, puis elle sera transportée à Huancayo dans les locaux de Promaca où elle terminera sa phase de séchage pendant encore un bon mois. L’altitude plus basse (3200 m) facilitera le séchage homogène du cœur du tubercule.
C’est ensuite le petit moulin artisanal à Huancayo qui s’occupera du broyage des tubercules pour les réduire en farine.

La mise en pot se fait ensuite dans le local de Promaca, qui embauche environ 6 personnes pour cette phase de l’activité.